L’Église confinée, qu’en est-il de notre relation à Dieu ?

Une petite série de pensées par Illin ! (Retrouvez les autres ici.)

Pour commencer voici une liste de confinés dans la Bible

  • L’apôtre Jean (confiné ou exilé sur une île, non ce n’était pas des vacances !)
  • L’apôtre Paul (confiné en prison à plusieurs reprises !!)
  • Le Christ, confiné dans sa solitude sur la croix et auparavant à Gethsémané (non pas qu’il était seul, mais isolé, car ses amis dormaient…) Vous croyez qu’il a été arrêté, car il n’avait pas son attestation de déplacement de sortie ?…
  • Le prophète Jérémie, confiné dans un silo ou une citerne… (il y a ceux qui parle le politiquement correct et ceux qui parle le prophétiquement correct)
  • Le prophète Daniel confiné dans une fosse aux lions ! (au moins il n’était pas seul, lui !)
  • Joseph, confiné dans une citerne, puis exilé comme esclave ou il fut là aussi confinée en prison plusieurs années !
  • Jacob, « confiné » chez son beau-père pour « obtenir » celle qu’il aimait (on va dire que l’amour fait perdre la notion du temps…)
  • Noé, confiné dans un bateau (non ce n’était pas une croisière ! Oui le dé confinement n’a pas été simple pour lui, il a fini saoul !)

Quel est donc le point commun avec l’ensemble de ces personnages confinés ? Ils ne l’ont pas volontairement choisi, ce confinement. Toutefois, tous ont fait le choix de se soumettre à la volonté de Dieu (comprise ou non) et de dépendre de lui.

Le confinement et ses effets

Comment les personnages cités ci-dessus ont-ils vécu leur confinement ?

L’un d’eux a enfin obtenu ce qu’il voulait. Pour un autre, ce fut une carrière inattendue. Pour d’autres encore : la fin de leur carrière, la mort… Un seul d’entre eux est ressuscité ! Et un autre a fini… saoul ! Pour ce dernier, était-ce un effet post-traumatique dû à un (trop) long confinement ? Ou bien, une fragilité antérieure qui n’a fait que s’amplifier pendant cette réclusion ?

Et nous, comment allons-nous sortir de ce confinement ?

Car ce qui importe n’est pas le quand allons-nous sortir, même si un certain nombre soupirent et languissent dans l’attente d’un 11 mai hypothétiquement libérateur… Nous sortirons un jour, nous ne savons pas quand, mais nous pouvons nous poser la question suivante : dans quel état nous trouverons-nous ?

On pourrait croire que grâce ou à cause de leur isolement, nos ancêtres dans la foi sont ressortis différent… En réalité, je crois que cette réclusion forcée (mais choisi dans leur obéissance à Dieu) n’a fait que renforcer, révéler, mettre en lumière leur état d’esprit, ce pour quoi ils vivaient, ce pour qui ils vivaient.

Et nous comment allons-nous ressortir de ce confinement ? Qu’est-ce que cette crise va révéler ou mettre en lumière de nous-mêmes ? Sommes-nous ébranlés ? Inquiets ? Rassurés d’être préservé ou heureux de notre confort quotidien ?

On peut subir ce confinement comme un enfermement, une privation, un manque avec des contraintes difficiles à vivre. Ou bien faire de notre réclusion un cloître intérieur, un jardin clos et ouvert sur le ciel.

« Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère. » (Matthieu 11.28-29)

Illin

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