L’arbre et la paille (Psaume 1)

1 Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,
2 mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel et la médite jour et nuit!
3 Il ressemble à un arbre planté près d’un cours d’eau: il donne son fruit en sa saison, et son feuillage ne se flétrit pas. Tout ce qu’il fait lui réussit.
4 Les méchants, au contraire, ressemblent à la paille que le vent disperse.
5 Voilà pourquoi les méchants ne résistent pas lors du jugement ni les pécheurs dans l’assemblée des justes.
6 En effet, l’Éternel connaît la voie des justes, mais la voie des méchants mène à la ruine.

En cette période troublée, période d’inquiétudes et de questionnements, la Parole de Dieu prend pour moi une nouvelle dimension. Le climat actuel me rend plus attentif encore au message biblique. Plus généralement, je reprends conscience de ce qui est essentiel, des priorités. Quelle est la place de Dieu dans ma vie ? Quelle place pour la reconnaissance ? Pour l’intercession ? Il y a aussi ce rappel de ce qui est important à mes yeux : ma famille, mes frères et sœurs en Christ, mes amis… À côté de cela, les plaisirs qu’offre ce monde ne sont pas grand-chose. Le psaume 1 nous parle de l’homme heureux (et de la femme heureuse).

L’auteur commence par décrire ce que n’est pas l’homme heureux, au verset 1 : « Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et ne s’assied pas en compagnie des moqueurs. »

Autrement dit : malheureux est l’homme qui suit conseil des méchants, qui s’arrête sur la voie des pécheurs et s’assied en compagnie des moqueurs. Il y a une (dé)gradation dans cette description. On commence par suivre des conseils, adopter un mode de pensée. Ensuite, on se retrouve sur la voie des pécheurs, avant de s’y asseoir, de s’y installer. Le méchant, le pécheur et le moqueur sont trois termes pour désigner le même type de personne : celui qui est loin de Dieu et qui agit mal. Le mal commence par s’immiscer dans notre pensée et finit par devenir une habitude, un mode de vie, sans que l’on s’en rende compte. Comment éviter cette voie ?

L’auteur du psaume ne donne pas une liste de choses à faire. Il ne donne pas une recette ou des méthodes de développement personnel. Celui qui veut être heureux est appelé à trouver son plaisir dans la loi de l’Éternel. Qu’il la médite jour et nuit ! (v. 2) Il ressemble ainsi « à un arbre planté près d’un cours d’eau : il donne son fruit en sa saison, et son feuillage ne se flétrit pas. Tout ce qu’il fait lui réussit. » (v. 3)

Un arbre bien irrigué est un arbre qui deviendra robuste, il donnera son fruit en sa saison. Notons que l’auteur ne nous invite pas à produire des fruits, car ils ne peuvent pas provenir seulement de nos propres efforts. Il nous invite à choisir notre ancrage. Là où nous prenons racine, c’est cela qui détermine notre vie. Dieu ne nous demande pas d’agir premièrement sur notre comportement, mais sur notre cœur, notre pensée. De quoi nourrissons-nous nos pensées ? Avons-nous conscience que les publicités, les modes et les médias véhiculent une vision du monde qui n’est pas toujours en phase avec celle de Dieu ?

Je ne pense pas qu’il faille se couper du monde, ni arrêter de fréquenter des amis ou arrêter d’aller au cinéma (sauf en cette période de confinement ! Mais vous voyez ce que je veux dire 😉 ). Le tout est d’avoir un recul sur notre société et de discerner ce qui plaît à Dieu ou pas. Comment ?

En méditant la loi de l’Éternel jour et nuit. La loi de l’Éternel révèle qui est Dieu. Il ne s’agit pas seulement de prendre une liste de choses à faire ou ne pas faire et de l’appliquer. Il s’agit de voir le monde comme Dieu le voit, d’aimer ce que Dieu aime, avoir une relation avec lui. Et surtout, la loi de l’Éternel nous révèle une personne : le Christ, même dans l’Ancien Testament (il est celui qui accomplit la loi, l’objet de la promesse). Soyons ainsi attachés aux Écritures et à celui qu’elles révèlent. « Les méchants, au contraire, ressemblent à la paille que le vent disperse. » (v. 4) L’arbre est robuste, alors que la paille est vulnérable.

Lors du jugement, la paille ne tiendra pas le coup, mais l’arbre oui. Ce n’est pas Dieu qui fait du mal au méchant, mais le méchant qui se condamne lui-même : il a lui-même emprunté la voie qui « mène à la ruine » (v. 6). En revanche, « l’Éternel connaît la voie des justes » (v. 6). Il y a une proximité avec Dieu pour celui et celle qui prend plaisir dans la loi de l’Éternel. Une proximité qui procure une paix à toute épreuve.

En ce temps de crise, revenons encore et encore à l’essentiel, soyons plantés près du court d’eau qui donne force et vigueur, sagesse et discernement. Nous n’avons pas à agir par nos propres moyens, nous avons à dépendre de cette eau vivifiante.

« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jésus, en Jean 4.14).

Pour aller plus loin (et pour réagir dans les commentaires) :

  • Qu’est-ce que l’homme heureux selon les critères de notre société ?
  • Quelle différence entre le bonheur selon la société et selon la Bible ?
  • Tout en ayant une relation avec Dieu, pourquoi nous sentons-nous parfois vulnérables, inquiets, malheureux ? Serions-nous de « mauvais chrétiens » ? Comment surmonter cela selon la Bible ?
  • Qu’est-ce que cela change, pour moi, d’avoir une relation avec Dieu ?

3 réponses sur “L’arbre et la paille (Psaume 1)”

  1. Quand j’étais à la fac, nous placardions des affiches GBU, au texte suivant:
     » Ne soyez pas conformiste, lisez la Bible ! »
    Le danger, en tant que chrétien , est de suivre le sens du vent, alors qu’il nous est demandé de réagir, de prendre position, d’être en alerte, d’expliquer notre façon de voir selon la Bible, bref de témoigner….

  2. La Bataille spirituelle sévit dans l’esprit des être humains qui doivent se décider entre « le conseil des méchants » et « la Loi de l’éternel »
    Le conseil des méchants est la philosophie de l’homme qui cherche à comprendre l’existence et à contrôler sa destinée sans tenir compte de Dieu. C’est l’homme qui est le centre et non Dieu ; les idées sont humanistes et non théistes ; elles s’appuient sur la théorie de l’évolution et non sur celle de la création.
    Un contraste saisissant avec le monde… La Parole infaillible de Dieu qui révèle le Seigneur comme Créateur souverain et Juge et l’homme irrémédiablement perdu sans le Salut de Dieu.

  3. Troisième point » Tout en ayant une relation avec Dieu, pourquoi nous sentons-nous parfois vulnérables, inquiets, malheureux ? Serions-nous de « mauvais chrétiens » ? Comment surmonter cela selon la Bible ? »
    Pour répondre à cela, je pense que nous ne sommes pas de « mauvais chrétiens ». Nous vivons comme tout le monde et nous traversons aussi des moments difficiles comme tout le monde. La différence c’est que pendant la période difficile jusqu’au moment où nous prenons conscience que nous appartenons à Christ et qu’Il nous accompagne pendant cette période, nous sommes inquiets, malheureux…Le fait de comprendre que Dieu est souverain et qu’ Il a un plan pour chacun de nous, nous aide. C’est mon cas. Jérémie 29:11 dit ceci : « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

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